Judith que veux-tu de moi Que veux-tu Judith je n'aime que toi Le sais-tu Hier tu m'embrasses Demain tu te lasses Judith dis-le moi Que veux-tu Hier tu m'embrasses Demain tu te lasses Que veux-tu de moi Que veux-tu En pleurer en rire Je ne saurais le dire Toi qui te joues de moi Que ne le dis-tu pas En pleurer c'est de rage En rire c'est dommage Je ne sais plus que faire Entre le ciel et l'enfer Judith c'est plus fort que moi Que veux-tu Judith je n'aime que toi Le sais-tu Mais si de guerre lasse Un jour je me lasse Judith ce jour-là Je te tue J'suis l'poinçonneur des Lilas Le gars qu'on croise et qu'on n' regarde pas Y'a pas d'soleil sous la terre Drôl' de croisière Pour tuer l'ennui j'ai dans ma veste Les extraits du Reader Digest Et dans c'bouquin y a écrit Que des gars s'la coulent douce à Miami Pendant c'temps que je fais l'zouave Au fond d'la cave Paraît qu'y a pas d'sot métier Moi j'fais des trous dans des billets J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous Des trous d'seconde classe Des trous d'première classe J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous Des petits trous, des petits trous, Des petits trous, des petits trous J'suis l'poinçonneur des Lilas Pour Invalides changer à Opéra Je vis au cœur d'la planète J'ai dans la tête Un carnaval de confettis J'en amène jusque dans mon lit Et sous mon ciel de faïence Je n'vois briller que les correspondances Parfois je rêve je divague Je vois des vagues Et dans la brume au bout du quai J'vois un bateau qui vient m'chercher Pour m'sortir de ce trou où je fais des trous Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous Mais l'bateau se taille Et j'vois qu'je déraille Et je reste dans mon trou à faire des p'tits trous Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous Des petits trous, des petits trous, Des petits trous, des petits trous J'suis l'poinçonneur des Lilas Arts-et-Métiers direct par Levallois J'en ai marre j'en ai ma claque De ce cloaque Je voudrais jouer la fille de l'air Laisser ma casquette au vestiaire Un jour viendra j'en suis sûr Où j'pourrais m'évader dans la nature J'partirai sur la grand'route Et coûte que coûte Et si pour moi il n'est plus temps Je partirai les pieds devant J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous Y a d'quoi d'venir dingue De quoi prendre un flingue S'faire un trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou Un p'tit trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou Et on m'mettra dans un grand trou Où j'n'entendrai plus parler d'trou plus jamais d'trou De petits trous de petits trous de petits trous Je bois A trop forte dose Je vois Des éléphants roses Des araignées sur le plastron D'mon smoking Des chauves-souris au plafond Du living- Room Eh toi Dis-moi quelque chose Tu es là Comme un marbre rose Aussi glacé que le plastron D'mon smoking Aussi pâle que le plafond Du living- Room L'amour Ne m'dit plus grand'chose Toujours Ces araignées sur le plastron D'mon smoking Ces chauves-souris au plafond Du living- Room Eh toi Dis-moi quelque chose Tu es là Comme un marbre rose Aussi glacé que le plastron D'mon smoking Aussi pâle que le plafond Du living- Room -Je t'aime je t'aime Oh oui je t'aime ! -Moi non plus. -Oh mon amour... -Comme la vague irrésolu Je vais je vais et je viens Entre tes reins Et je Me re- Tiens -Je t'aime je t'aime Oh oui je t'aime ! -Moi non plus. -Oh mon amour... Tu es la vague, moi l'île nue Tu va et tu viens Entre mes reins Tu vas et tu viens Entre mes reins Et je Te re- Joins -Je t'aime je t'aime -Moi non plus. -Oh mon amour... -L'amour physique est sans issue Je vais et je viens Entre tes reins Je vais et je viens Je me retiens - Non ! main- tenant Viens !